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Taxi conventionné : comment ça marchePrescription, conventionnement avec la caisse, tiers payant et reste à charge, expliqués pas à pas
Un médecin prescrit, une entreprise de taxi conventionnée transporte, l’Assurance Maladie apprécie la prise en charge. Ce guide détaille chaque maillon de la chaîne, ce que couvre le tiers payant et ce qui demeure à votre charge.
Trois acteurs, une seule chaîne
L’expression taxi conventionné désigne une entreprise de taxi qui a signé une convention avec l’Assurance Maladie. Cette signature l’autorise à transporter des patients dont le déplacement a été prescrit par un médecin et à facturer directement la caisse pour la part prise en charge, plutôt que de réclamer la totalité au passager. Le conventionnement ne se décrète pas : il suppose une autorisation de stationnement régulière, un véhicule et un conducteur conformes aux exigences du métier, et l’acceptation d’obligations précises en matière de tarification, de justificatifs et de traçabilité des trajets.
La chaîne compte trois maillons, et aucun ne peut se substituer à un autre. Le premier est le prescripteur : le médecin évalue si l’état de santé du patient, ou la nature du traitement, justifie un transport, et il détermine le mode adapté. Le deuxième est le transporteur : il vérifie l’existence de la prescription, réalise le déplacement et établit une facturation conforme. Le troisième est la caisse d’assurance maladie, qui apprécie les conditions de prise en charge au regard des règles en vigueur et de la situation personnelle de l’assuré. Le chauffeur ne décide de rien sur le fond du dossier, et aucun professionnel sérieux ne vous promettra un remboursement.
Depuis le 1er novembre 2025, ce dispositif s’appuie sur une convention-cadre nationale approuvée par un arrêté du 29 juillet 2025. Elle remplace un paysage où coexistaient des conventions locales aux modalités variables d’un département à l’autre, et harmonise les règles de facturation ainsi que les conditions du transport partagé. Pour le patient, l’effet le plus visible est une plus grande lisibilité : les mêmes règles s’appliquent quel que soit le lieu de prise en charge, et les documents demandés sont les mêmes partout. Comprendre ce cadre évite deux erreurs fréquentes : croire que le taxi choisit ce qui est remboursé, et croire que le tiers payant signifie que rien ne reste à payer.

Ce que vous devez avoir en main
Un transport conventionné commence toujours par un document. Sans prescription médicale de transport établie par un médecin, le déplacement reste possible, mais il devient une course ordinaire, facturée au taximètre selon les tarifs réglementés. Le réflexe utile consiste donc à demander ce document au moment où les soins sont décidés, et non la veille du rendez-vous.
Le reste tient à quelques informations pratiques que le chauffeur vous demandera de toute façon. Les réunir avant d’appeler fait gagner du temps à tout le monde et évite les allers-retours téléphoniques la veille d’une hospitalisation.
- La prescription médicale de transport, établie avant le déplacement sauf urgence.
- Votre carte Vitale à jour et, le cas échéant, votre attestation de droits.
- La carte de votre mutuelle si elle intervient sur la part complémentaire.
- L’adresse exacte de prise en charge et le service de destination dans l’établissement.
- Le caractère unique ou répété des trajets, pour organiser un planning stable.
Le déroulé complet, du cabinet médical à la facturation
Qui peut bénéficier du dispositif
Le transport prescrit ne s’adresse pas à tous les déplacements liés à la santé. Il vise les situations dans lesquelles l’état du patient, la nature du traitement ou la distance à parcourir rendent le déplacement autonome inadapté. On y trouve classiquement les soins répétés et lourds comme la dialyse, la chimiothérapie ou la radiothérapie, les entrées et sorties d’hospitalisation, les consultations et examens liés à une affection de longue durée, ou encore les convocations d’un service médical de contrôle. Le médecin apprécie au cas par cas : deux patients suivis pour la même pathologie ne relèvent pas nécessairement du même mode de transport, car l’autonomie, la fatigabilité et les effets du traitement diffèrent.
Le rôle précis du médecin
Le prescripteur ne se contente pas d’autoriser un taxi. Il indique le motif médical, le mode de transport adapté — transport assis professionnalisé, transport allongé ou surveillé — et le caractère unique ou répété des déplacements. Cette dernière mention est déterminante pour les traitements en série : elle évite de retourner au cabinet avant chaque séance. La prescription doit être établie avant le transport, sauf lorsque l’urgence l’a rendu impossible, auquel cas elle est régularisée ensuite. Une prescription incomplète ou postérieure sans justification expose le dossier à un refus de prise en charge, ce qui n’est ni du ressort ni de la responsabilité du transporteur.
Le conventionnement du taxi avec la caisse
Côté entreprise, la convention conclue avec l’Assurance Maladie fixe des obligations concrètes : appliquer la tarification prévue pour les transports prescrits, respecter les règles de facturation et de justification, tenir à jour les pièces attachées à chaque trajet, et se conformer au cadre du transport partagé lorsque celui-ci s’applique. La convention-cadre nationale entrée en vigueur le 1er novembre 2025 a unifié ces règles. Concrètement, un patient qui déménage d’un département à l’autre retrouve désormais le même fonctionnement, là où les conventions locales pouvaient auparavant diverger.
Tiers payant et reste à charge
Le tiers payant est la traduction pratique du conventionnement : vous n’avancez pas la part couverte par l’Assurance Maladie, le transporteur la facture directement à la caisse. Cette dispense d’avance de frais ne signifie pourtant pas gratuité. Selon votre situation, une part complémentaire peut rester due, sauf exonération liée par exemple à une affection de longue durée, à une maternité ou à certains régimes particuliers ; votre mutuelle peut alors intervenir. S’y ajoute la franchise médicale, retenue par l’Assurance Maladie sur vos remboursements ultérieurs et non réclamée par le chauffeur. Le détail de votre reste à charge dépend de votre dossier personnel : seule votre caisse peut vous le confirmer, et il est prudent de vérifier ces éléments sur ameli.fr avant d’engager une série de trajets.
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C’est un taxi dont l’entreprise a signé une convention avec l’Assurance Maladie. Cette signature n’est pas automatique : elle suppose une autorisation de stationnement en règle, un véhicule et un conducteur conformes, et l’acceptation d’un cadre tarifaire et documentaire précis. En échange, le professionnel peut transporter des patients dont le déplacement a été prescrit par un médecin et facturer directement la caisse pour la part prise en charge. Un taxi non conventionné reste un taxi parfaitement légal, mais il ne peut pas entrer dans ce circuit de facturation.
Le médecin, et lui seul, apprécie si votre état de santé justifie un transport et lequel. Il traduit cette décision dans une prescription médicale de transport, établie avant le déplacement sauf situation d’urgence. C’est ensuite l’Assurance Maladie qui apprécie, au vu de ce document et de votre situation, les conditions de prise en charge. Le chauffeur n’a aucun pouvoir de décision à ce stade : il vérifie que la prescription existe, la joint à sa facturation et transporte. Aucun professionnel ne peut vous garantir à l’avance une prise en charge.
Une convention-cadre nationale, approuvée par un arrêté du 29 juillet 2025, est entrée en vigueur le 1er novembre 2025. Elle harmonise les règles applicables aux taxis conventionnés sur l’ensemble du territoire, là où coexistaient auparavant des conventions locales aux modalités hétérogènes. Elle précise notamment la structure de facturation des transports prescrits et encadre le transport partagé, c’est-à-dire la possibilité de réunir plusieurs patients sur un même trajet lorsque les conditions le permettent.
Pas exactement. Le tiers payant dispense d’avancer la part prise en charge par l’Assurance Maladie : le professionnel facture directement la caisse au lieu de vous réclamer la somme. Restent à votre charge, selon votre situation, la part complémentaire dite ticket modérateur, sauf exonération, ainsi que la franchise médicale retenue par l’Assurance Maladie sur vos remboursements ultérieurs. Votre mutuelle peut intervenir sur la part complémentaire. Le détail dépend de votre dossier : votre caisse est la seule à pouvoir vous le confirmer.
Oui. Le libre choix du transporteur est un principe constant : ni l’établissement de soins, ni la caisse, ni le prescripteur ne peuvent vous imposer une entreprise précise. Vous devez seulement retenir un professionnel conventionné et correspondant au mode de transport indiqué sur la prescription. En pratique, beaucoup de patients privilégient un chauffeur qu’ils connaissent, surtout pour des soins répétés : la continuité du même interlocuteur simplifie les horaires, les habitudes et la coordination avec le secrétariat du service.
Un transport prescrit à organiser ?
Munissez-vous de votre prescription et de votre carte Vitale, puis appelez : nous fixons ensemble l’horaire, le point de prise en charge et, s’il s’agit de soins répétés, un planning stable sur la durée du traitement.
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