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Taxi conventionné et transports en sérieQuatre trajets de plus de 50 km sur deux mois pour un même traitement : ce que dit la règle, et comment on organise le planning derrière
Les transports en série obéissent à une définition précise et supposent un accord préalable du service médical. Cette page explique la règle sans l’arrondir, puis décrit comment un planning récurrent se met en place depuis la Provence Verte.
Une notion administrative qui décide de la suite du parcours
Beaucoup de patients découvrent l’expression « transports en série » au pire moment : au moment où un remboursement ne se déclenche pas comme ils l’imaginaient. C’est dommage, car la règle est simple et se maîtrise en amont. Elle vise les situations où un même traitement impose des déplacements répétés et longs, et elle prend la forme d’un seuil : au moins quatre transports de plus de 50 km aller, sur une période de deux mois, au titre d’un même traitement. Dès que ces trois conditions sont réunies, l’accord préalable du service médical de votre caisse est requis.
Depuis Saint-Maximin-la-Sainte-Baume, le seuil de 50 km est franchi dès que le soin a lieu à Marseille ou à Toulon. Un protocole de radiothérapie, une série de cures, un suivi hebdomadaire en hôpital de jour ou une rééducation sur plateau technique atteignent le compte de quatre trajets en une à deux semaines. Autrement dit, pour une bonne partie des patients de la Provence Verte, la question n’est pas de savoir si l’on entre dans le cadre, mais quand la demande a été faite.
Le point déterminant est celui-ci : la demande est faite par le médecin, sur le formulaire dédié, et l’absence de réponse du service médical dans un délai de quinze jours vaut accord. Le patient n’a donc pas à attendre une lettre pour se sentir autorisé à partir, mais il a tout intérêt à ce que la demande parte tôt. Nous n’intervenons à aucun moment dans cette procédure. Le taxi transporte, la caisse rembourse, et le médecin prescrit : nous ne pouvons ni obtenir ni accélérer un accord préalable, et personne ne devrait vous l’affirmer. Ce que nous pouvons faire, en revanche, c’est tenir un planning sans faille une fois la série lancée.

Une série, ce n’est pas quatre réservations : c’est un calendrier
Sur des trajets répétés, la fiabilité ne vient pas de la vitesse mais de la préparation. Nous prenons vos dates une seule fois, nous en tirons des heures de prise en charge tenant compte du trafic propre à chaque créneau, puis nous bloquons les courses sur toute la période.
Ce fonctionnement change aussi la relation. À partir du deuxième trajet, votre adresse, la bonne entrée du bâtiment, le côté où vous montez et la façon dont vous préférez le retour sont déjà connus. Vous ne répétez plus rien, et c’est précisément ce que l’on demande à un transport quand on suit un traitement long.
- Vos dates transmises une seule fois, pour toute la période couverte
- Heures de prise en charge calculées créneau par créneau, matin et après-midi n’étant pas comparables
- Courses bloquées à l’avance sur l’ensemble de la série
- Modification, report ou annulation d’une date par simple appel
- Prolongation du planning si le protocole se poursuit, sans tout reprendre
De la prescription au planning : qui fait quoi, dans quel ordre
Le médecin qualifie la situation
Il constate que le traitement suppose des trajets répétés de plus de 50 km aller et établit la prescription médicale de transport, avant le déplacement sauf urgence, en indiquant le mode de transport adapté à votre état.
La demande d’accord préalable
Elle est adressée au service médical de votre caisse sur le formulaire dédié. Conservez-en une copie et notez la date d’envoi : c’est elle qui fait courir le délai.
Le délai de quinze jours
L’absence de réponse du service médical dans ce délai vaut accord. Une réponse expresse peut aussi arriver plus tôt. Cette étape se joue entre votre médecin et votre caisse, sans nous.
Le planning se met en place
Vous nous communiquez les dates et les horaires de soins. Nous établissons les heures de prise en charge et nous bloquons la série complète sur notre planning.
Les points où les choses se compliquent, et comment les éviter
Les autres cas d’accord préalable, à ne pas confondre
Les transports en série ne sont pas la seule situation soumise à accord préalable. Le même mécanisme s’applique notamment aux transports de longue distance, au-delà de 150 km aller, ainsi qu’aux déplacements en avion ou en bateau de ligne. Les critères sont distincts et ne se cumulent pas automatiquement : un trajet unique de 180 km relève du cas « longue distance » sans être une série, tandis que six trajets de 60 km en un mois relèvent de la série sans être de la longue distance. Dans tous les cas, la même règle de délai s’applique : quinze jours sans réponse valent accord. Votre médecin sait dans quelle case vous vous situez ; c’est à lui qu’il faut poser la question, et à votre caisse qu’il revient de trancher.
Le piège du premier trajet
L’erreur la plus courante consiste à partir sur les premiers trajets sans avoir engagé la démarche, en se disant qu’on régularisera. Le seuil de quatre transports est vite atteint, et la régularisation après coup est toujours plus laborieuse que la demande faite au départ. Le bon réflexe se prend lors de la consultation où le protocole vous est présenté : demandez explicitement à votre médecin si vos trajets relèvent des transports en série et s’il compte engager une demande d’accord préalable. Deux minutes de conversation à ce moment-là évitent des semaines de courriers. Gardez également toutes vos convocations : elles établissent la réalité et la régularité des soins.
Facturation d’une série et reste à charge
Une série ne se facture pas autrement qu’un trajet isolé, mais elle en multiplie les occurrences, ce qui rend la dispense d’avance de frais nettement plus sensible. Lorsque les conditions du tiers payant sont réunies, vous ne payez pas le transport au moment de la course : la facturation suit la convention-cadre nationale conclue entre les taxis et l’Assurance Maladie, approuvée par arrêté du 29 juillet 2025 et entrée en vigueur le 1er novembre 2025. Une franchise médicale reste à votre charge, son montant est fixé par l’Assurance Maladie : 4 € par trajet, dans la limite de 8 € par jour, avec un plafond annuel de 50 € toutes franchises confondues. Ces montants sont fixés par l’Assurance Maladie et susceptibles d’évoluer ; les cas d’exonération existent et relèvent, là encore, de votre caisse.
Depuis Saint-Maximin, vers les principaux établissements
| Destination | Distance | Durée | Détails |
|---|---|---|---|
| Centre hospitalier de Brignoles | 20 km | env. 20 min | Voir le trajet |
| Centre de dialyse de Brignoles | 20 km | env. 20 min | Voir le trajet |
| Hôpital de la Timone, Marseille | 60 km | env. 55 min | Voir le trajet |
| Institut Paoli-Calmettes, Marseille | 62 km | env. 55 min | Voir le trajet |
| CHITS Sainte-Musse, Toulon | 55 km | env. 50 min | Voir le trajet |
| Centre hospitalier d’Aubagne | 42 km | env. 35 min | Voir le trajet |
Distances et durées indicatives, mesurées en conditions de circulation normales. Le prix final est déterminé au taximètre, selon les tarifs réglementés en vigueur.
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Comprendre le dispositifTransports en série : vos questions
La définition tient en une phrase : au moins quatre transports de plus de 50 km aller, sur une période de deux mois, au titre d’un même traitement. Les trois conditions se cumulent. Quatre allers-retours vers Marseille en six semaines pour un même protocole entrent dans le cadre ; quatre trajets de 20 km vers Brignoles n’y entrent pas, faute d’atteindre le seuil de distance. C’est votre médecin qui qualifie la situation au moment où il rédige la prescription, et c’est lui qui engage la demande d’accord préalable si elle est nécessaire.
La règle est favorable au patient : l’absence de réponse du service médical dans un délai de quinze jours vaut accord. Autrement dit, le silence n’est pas un refus. Cela dit, deux précautions s’imposent. La première est d’engager la démarche assez tôt pour que ce délai soit écoulé avant le début des trajets. La seconde est de conserver une copie du formulaire envoyé et sa date. Nous ne pouvons ni accélérer cette procédure ni vous en garantir l’issue : elle se joue entre votre médecin et votre caisse.
Un accord préalable porte sur une série donnée, telle qu’elle a été décrite dans la demande : nombre de trajets, période, établissement, traitement concerné. Si le protocole est prolongé, si le nombre de séances augmente ou si le lieu de soin change, il faut le signaler à votre médecin, qui appréciera s’il y a lieu d’établir une nouvelle prescription et, le cas échéant, une nouvelle demande. De notre côté, il nous suffit de connaître les nouvelles dates pour prolonger le planning sans le reconstruire.
C’est le fonctionnement normal et c’est l’un des intérêts de la formule. Sur une série, le trajet, le point de prise en charge, l’entrée du bâtiment et vos habitudes sont connus dès la deuxième course : vous n’avez plus rien à réexpliquer. Nous ne promettons pas pour autant l’impossible, une indisponibilité ponctuelle pouvant toujours survenir ; dans ce cas vous êtes prévenu à l’avance et les consignes de votre trajet sont transmises, y compris le côté de la voiture où vous vous installez.
Une série de trajets à organiser ?
Communiquez-nous les dates de soins dès que vous les avez : nous bloquons la série entière et vous n’avez plus à rappeler avant chaque trajet.
06 03 86 98 16